Oïdium

L’oïdium (Erysiphe necator) est avec le mildiou, une des principales maladies de la vigne. Les dégâts peuvent être spectaculaires si les conditions climatiques sont favorables ou en l’absence de protection. Ce champignon est présent dans tous les vignobles. Les attaques les plus régulières sont observées dans le sud de la France, mais on l’observe de plus en plus dans les vignobles septentrionnaux avec des dégâts non négligeables.

L’oïdium attaque tous les organes verts de la vigne : pousses, feuilles, rameaux, inflorescences et grappes.
Certains cépages sont plus sensibles : le Carignan, mais aussi l’Aramon, le Grenache, le Cabernet-sauvignon, le Chenin, le Chardonnay, le Cinsault, le Riesling, la Roussane, et le Sylvaner.
Sur les jeunes pousses
Sur les jeunes pousses, on observe un ralentissement de la croissance, un raccourcissement des entre-nœuds et une crispation des feuilles. Sur les cépages très sensibles comme le Carignan, un feutrage blanc apparaît et forme une « pousse oïdiée », c’est le symptôme « drapeaux ».
Sur feuilles
Sur feuilles
Sur feuilles, les premiers symptômes, très difficiles à observer, se traduisent par des taches huileuses et un noircissement des nervures sur la face inférieure correspondant aux cellules nécrosées. Puis apparaissent, au niveau des taches un feutrage grisâtre et poussiéreux (filaments mycéliens et conidiophores) sur la face supérieure des feuilles ou sur la face inférieure pour les cépages les plus sensibles. En cas d’attaque massive, les feuilles se crispent ou ondulent.
Sur sarments
Sur sarments
Sur sarments : on observe d’abord un mycélium brun sombre. Après l’aoûtement, les taches brunes deviennent rouges et en forme d’étoile. Sur les rameaux aoûtés, les taches brun foncées à noir en forme d’étoile traduisent la présence et le développement de mycélium pendant la saison.
Sur inflorescences et grappes,
Sur inflorescences et grappes

Sur inflorescences et grappes, les grains se couvrent d’abord d’une poussière grise d’aspect cendré. Sous ces fructifications, l’organe reste vert, puis les cellules meurent et le baies éclatent ; elles peuvent alors être infectées par le botrytis. Les baies malades répandent une odeur forte de « moisissure ». Elles sont particulièrement réceptives jusqu’au stade fermeture de la grappe. L’infection des grappes se traduit par une forte coulure au vignoble et des pertes importantes à la récolte.

 

 


A l’automne, les organes attaqués durant la saison présentent des pustules noires sphériques, ce sont les cléistothèces, forme sexuée du champignon.

Des dégâts directs et indirects :

- les nécroses sur feuilles ont pour conséquence une réduction de l’activité photosynthétique
- les dégâts sur grappes se traduisent par une forte coulure et des pertes importantes à la récolte
- l’éclatement des baies est une porte d’entrée au botrytis, maladie très préjudiciable à la qualité des vins