Botrytis
Prophylaxie, un préalable indispensable
La prophylaxie doit s’appliquer quel que soit le risque parcellaire. Elle peut suffire en cas de risque faible. Elle s’appuie sur 3 points majeurs : - limiter la vigueur de la vigne : choix du porte-greffe, du cépage et du clone, maîtrise des apports azotés, enherbement permanent
- aérer les grappes : choix d’un mode de taille et de palissage assurant une bonne répartition des grappes, réalisation de travaux en verts (ébourgeonnage, effeuillage, rognage, éclaircissage …)
- limiter les blessures des baies : lutte contre les vers de la grappe et l’oïdium
Lutte chimique
Dans les situations favorables au développement de la maladie (parcelles sensibles, cépages sensibles, conditions météo favorables), une stratégie à une ou deux applications d’anti-botrytis (parfois trois) doit être envisagée :- une intervention unique est souvent nécessaire pour maîtriser la maladie. Elle s’applique à la floraison (A) ou durant la fermeture de la grappe (B) pour les vignobles septentrionaux et ceux de la façade atlantique ; pour les vignobles méridionaux réputés moins sensibles, l’intervention est généralement positionnée en début de véraison (C) ou plus rarement 2 à 3 semaines avant la récolte (D)
- les stratégies à 2 applications réservées aux situations plus sensibles, en particulier dans les vignobles septentrionaux (traitements en A et B ou A et C)
3 périodes clés pour réaliser les traitements
Stade A : fin floraison/ chute des capuchons floraux (empêcher l’installation du botrytis)
Stade B : fermeture de la grappe (détruire le botrytis présent avant son passage sur les grappes)
Stade C : véraison, limiter la contamination des baie
Le stade D (3 semaines avant la récolte) est très rarement intégré dans les programmes en raison du délai avant récolte.
Gérer les résistances aux anti-botrytis
Afin d'éviter la sélection de souches de botrytis résistantes, il est recommandé d’appliquer un seul produit par famille chimique et par an.