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La Dargoire
Mission fongicides

La gestion du cycle de vie des fongicides, une des missions clé du Service Biologie Fongicides du Centre de Recherche de La Dargoire (CRLD), à Lyon.

Créé dans les années 1960, le centre de La Dargoire, spécialisé dans la Recherche et le Développement de nouveaux fongicides, fait partie des 9 sites principaux de Recherche et Développement de Bayer CropScience dans le monde. Dans les années 1990, les équipes se réorganisent autour des activités fongicides.
Aujourd’hui, le CRLD compte 230 scientifiques qui unissent leurs efforts pour découvrir et développer de nouvelles substances actives. Au quotidien, les équipes de Chimie, Biologie et Biochimie, en étroite collaboration avec le CNRS (laboratoire mixte situé sur le Centre), mettent en oeuvre des solutions innovantes et pérennes pour proposer des produits adaptés à la demande des agriculteurs. Des équipes de développement localisées sur le site apportent leur expertise et leurs compétences dans le domaine de l’analyse de résidus, de la sécurité des produits et de l’expérimentation plein champ.

Mission : générer des données biologiques pour mieux gérer le cycle de vie des produits

Intégrée au sein d’un groupe international d’experts localisés dans les différents centres de Recherche de Bayer CropScience, l’équipe Life Cycle Management de Lyon a pour objectifs d’assurer un support technique et scientifique afin de développer et homologuer les nouveaux produits mais aussi d'assurer un support technique après leur commercialisation.
Spécialisés sur les maladies des cultures pérennes, des légumes et de la pomme de terre, ces scientifiques utilisent des techniques et des outils de pointe pour mieux comprendre les relations plante-pathogène-produit. Ils peuvent ainsi mettre au point des nouvelles méthodes et proposer des études adaptées à chaque problématique : pulvérisation, formulation, sélectivité, biodisponibilité et physiologie des plantes, phytopathologie, identification, microscopie, études de mode d’action, diagnostic, suivi de sensibilité.

La production des vignes est réalisée en terrines à partir de sarments récoltés pendant la période hivernale.

Mon produit est-il toujours efficace ?

La production végétale est assurée in situ par une équipe de techniciens en serre capable de fournir, tout au long de l’année, des plantes permettant de répondre aux exigences des tests en serre et en laboratoire. Le profil biologique de chaque produit développé par Bayer CropScience est largement étudié : efficacité, sélectivité, persistance d’action, synergie avec d’autres produits.
Différents types de pulvérisation peuvent être simulés en serre pour étudier le potentiel biologique des fongicides dans des conditions spécifiques : concentration de produit, volume appliqué, type et nombre de buses, distance entre la plante et la buse. Les plantes peuvent être ensuite placées dans différentes conditions de température, d’humidité et d’éclairage de manière à étudier précisément le comportement des produits dans diverses situations.
La tenue des fongicides à la pluie est également un paramètre important à connaître pour définir la flexibilité d’application et le niveau d’activité. La résistance au lessivage peut être évaluée avec différentes méthodes comme l’activité biologique, l’analyse chimique ou la mesure de la radioactivité lorsque des produits radio-marqués sont utilisés.

Biodisponibilité et efficacité biologique

La biodisponibilité est un terme générique qui fait référence aux études permettant de démontrer comment la substance active se répartit dans la plante. Pénétration, translaminarité, photostabilité, systémie sont des exemples d’études mises en place pour définir la biodisponibilité d’une substance active.
Mise en évidence de la mobilité d’une s.a. radio-marquée dans une feuille de vigne.
A : 1 jour après application
B : 30 jours après application
cabine fremée

Mode d’action biologique ou mode d’action biochimique

Mon produit a-t-il une action sur la germination des spores, le mycélium ou sur la sporulation ?
Les études sur le mode d’action biologique répondent à ces questions en évaluant l’action entre le fongicide et les organes du champignon à différents stades du développement du pathogène.
Ces connaissances vont permettre de fournir des arguments techniques pour le positionnement du produit (préventif, curatif ou anti-sporulant ).
Les recherches sur le mode d’action biochimique, quant à elles, permettent de déterminer quelles enzymes et quelles voies de biosynthèse sont inhibées par la substance active.

Le plus des cabines fermées

Deuxième enseignement majeur de l’étude, les cabines fermées sont un facteur de protection important, pour les jambes et le torse, mais aussi vis-à-vis de l’inhalation. « En l’absence de cabine, l’exposition par inhalation augmente et il faut prendre en compte qu’il s’agit là d’une voie de pénétration directe » commente Isabelle Ladeveze.

Mais quelle est la cause de ce symptôme ?

Les équipes de recherche sont également en mesure de réaliser rapidement des diagnostics précis. En effet, les symptômes macroscopiques causés par les champignons pathogènes sur les plantes ne sont pas toujours faciles à reconnaître. Dans ce cadre, différents outils de diagnostics peuvent être utilisés. En parallèle des méthodes classiques de microscopie, des nouvelles méthodes faisant appel aux outils de biologie moléculaire permettent de caractériser les champignons sans isolement préalable. Les deux types de méthodologie peuvent être adaptés pour réaliser un diagnostic quantitatif.
Enfin, les scientifiques du service Biologie peuvent apporter toute leur expertise en phytopathologie et physiologie végétale pour mieux répondre aux questions qui concernent la protection de nos cultures.
zoom sur A la santé de la vigne
FOCUS SUR L'OÏDIUM, localement inquiétant

La pression de l’oïdium était variable selon les régions, plutôt moins virulent en début de saison dans le sud-est et parfois très agressif dans certains vignobles septentrionaux comme la Champagne.
« Avec un climat très favorable, la situation aurait pu être problématique sur trois cépages champenois, Chardonnay, Pinot Noir et même le Meunier » précise Luc Truchon de la CSGV. Fort heureusement, commente Patrice Lagouarde, une gestion adaptée des programmes anti-oidium dans le cadre de la lutte anti-mildiou à permis d'assurer une bonne protection.

 
Les 10 enseignements de 2008 dans la lutte contre le mildiou
  • Consulter les modèles pour déterminer les évènements contaminants
  • Démarrer à temps
  • Surveiller la météo et observer les parcelles
  • Intervenir de préférence en préventif
  • Renouveler les traitements en anticipant les pluies
  • Prendre en compte le mode d’action des produits
  • Adapter les cadences selon la pression maladie et la pousse de la vigne
  • Respecter les doses
  • Bien régler son pulvérisateur
  • Traiter face par face